Abduction – Karla Turner

Karla Turner est morte d’un cancer le 10 Janvier 1996, après avoir été menacé pour son travail. Elle n’avait que de 48 ans. Depuis lors, plusieurs autres personnes impliquées dans l’enquête OVNI ont également connu des menaces suivies de cancers très inhabituelles.

La regrettée Dr Karla Turner était l’auteure d’un certain nombre de livres sur ses expériences très personnelles d’enlèvements par des aliens, notamment « Into the Fringe » et « Taken : inside the human abduction agenda ». Au début et au milieu des années 1990, alors que l’internet n’en était qu’à ses débuts, Greg Bishop, chercheur et autorité respectée en matière d’ovni, a entretenu une correspondance postale avec le Dr Turner sur la controverse des enlèvements par des aliens. 

Notons que chaque pièce de correspondance entre Turner et Bishop est arrivée déchirée et refermée. Ce n’est certainement pas une coïncidence si le mari de Karla, Casey, a signalé un enlèvement par le MILAB. Bien que la date et le lieu décrit avoir été emmené restent inconnus, Casey a décrit avoir été emmené dans une installation souterraine – ou il a vu plusieurs autres personnes, également droguées comme lui et faisant l’objet d’un interrogatoire. Il a donné son avis : « J’ai l’impression qu’ils veulent savoir, peut-être qu’ils essaient de découvrir ce que nous savons. »

Professeur de littérature à l’université de Denton au Texas, Karla Turner se retrouve en 1988 catapultée dans le monde des abductions suite à la résurgence de souvenirs incroyables. Elle devient l’assistante de Barbara Bartholic qui, à l’époque, avait déjà réalisé plus de 250 régressions hypnotiques sur des abductés, puis elle entame ses propres recherches. Véritable porte-parole de personnes aux histoires non conventionnelles, elle leur communique également son courage et sa témérité. 

Elle dénonce le transfert de consciences dans des clones, les expérimentations mortelles dans des bases souterraines, les rapports sexuels forcés et la présence d’êtres humains aux côtés d’extraterrestres lors des abductions, aspects omis par beaucoup de chercheurs.

Pointant du doigt le rôle des militaires dans le déroulement de certaines abductions, elle s’attache aussi à démontrer que les extraterrestres contrôlent la mémoire des abductés par l’implantation d’images écran, et de fausses mémoires.

Sa position est aux antipodes de ceux qui espèrent une élévation spirituelle pour l’homme au contact des extraterrestres : « Avant de croire en la bonté des extraterrestres, nous devrions nous demander pourquoi des entités évoluées opèrent de nuit pour prodiguer leurs soins. Pourquoi des anges s’amuseraient-ils à voler nos fœtus ? Pourquoi manipulent-ils les organes génitaux de nos enfants et pourquoi ont-ils besoin de sonder nos rectums ? La peur, la douleur et la mystification seraient-elles compatibles avec leurs desseins soi-disant spirituels ? » 

Elle estime que nombre d’hypothèses sont infondées car leurs auteurs ont écarté tout ce qui ne coïncidait pas avec leurs déductions. Deux ans après la publication de son 3ème livre, Karla Turner s’éteint en janvier 1996 d’un cancer du sein. Une mort prématurée et peut-être suspecte pour cette militante dont la qualité des interventions publiques en a fait une actrice incontournable des recherches sur les enlèvements.

Qui a tué Karla Turner ? C’est un peu la question que l’on se pose spontanément en parcourant les évènements étranges qui ont rythmé la vie de cette femme exceptionnelle qui a marqué l’ufologie des années 90. Cette intellectuelle insoumise était ce que l’on appelle, dans le langage ufologique contemporain, une abductée, c’est-à-dire quelqu’un qui se souvient avoir été enlevée de force par des entités extraterrestres. Elle était surtout une chercheuse au parler franc qui prit le risque d’exprimer publiquement son expérience et n’hésita pas à naviguer à contre courant des idées reçues pour défendre l’intégrité de ceux qui, comme elle, ont pénétré un monde inconnu. Elle laissera derrière elle, trois ouvrages clés encore mal connus et pourtant indispensables pour qui veut comprendre le phénomène des abductions : Into The Fringe, Taken et Masquerade of Angels. Trois livres que Karmapolis s’efforcera de traduire à commencer par Taken dont vous trouverez les premiers chapitres à la fin de cet article.

Karla Turner fut une femme dévouée et bienveillante qui a aidé de nombreux abductés à mettre fin à leurs expériences d’abus par des extraterrestres, et ne craignait pas de dire la vérité, aussi bizarre qu’elle puisse paraître. Karla est passée sur l’émission de Montel Williams et d’autres programmes pour parler de ses recherches. Elle est décédée à cause d’une forme particulièrement fatale de cancer terminal. Elle nous manquera. Certains soupçonnent que le cancer fut induit par des radiations reçues d’abductions antérieures (Karla Turner avait été physiquement abductée peu de temps auparavant). C’est une interview assez étendue, donc nous ne nous concentrerons que sur les points majeurs.

Avant de devenir une auteure respecté du cercle restreint de la recherche sur les enlèvements extraterrestres, Karla Turner menait une vie tout à fait conventionnelle. Mariée et mère d’un garçon, elle obtint sa licence à l’université de Californie à Sacramento, décrocha sa maîtrise à l’université de Nottingham et son doctorat à l’université du Texas de Denton où elle enseigna comme professeur de littérature avant de se dédier complètement à la recherche sur les rencontres rapprochées du quatrième type, à savoir les abductions.

C’est par la force des «choses» que Karla entrera, en mai 1988, dans un monde encore inimaginable pour beaucoup. En l’espace de quelques semaines, c’est la vie tranquille et bien organisée de toute une famille qui sera envahie par la résurgence de souvenirs incroyables, peuplés d’ombres fuyantes, d’entités reptiliennes, d’inquiétantes expériences «médicales», d’apparitions d’OVNIs et par la découverte d’ecchymoses et de cicatrices étranges au lever du lit. Un phénomène qui touchera Karla et Elton Turner, son mari, mais aussi leur fils et son copain de chambrée ainsi que Megan (pseudonyme), qui deviendra plus tard leur belle-fille. 

Pendant un peu plus d’un an, Karla Turner transcrira au jour le jour leurs expériences dans un journal qui servira de base à son premier livre, Into The Fringe (Berkley edition – 1992), qui est un compte rendu précis, vu de l’intérieur, de la vie quotidienne d’une famille sous l’emprise d’une force qui ne dit pas son nom.

Un livre témoin, dense et inattendu où Karla Turner annonce la couleur d’entrée de jeu : « Les gens qui figurent dans ce livre sont des victimes. Ils sont aussi ma famille, mes amis et ce qui leur arrive m’importe beaucoup. Je pense que tout le monde devrait partager mon sentiment car notre histoire démontre qu’aucune famille, aucun enfant ni aucun ami n’est à l’abri du phénomène des enlèvements et cela d’autant plus que les évènements vécus par notre petit groupe se répètent, à l’instant même, dans des milliers de foyers », expliquera-t-elle en introduction, comme pour se justifier de cette confession publique et forcément impudique d’une nouvelle vie qu’elle n’a pas choisie mais qu’elle embrassera avec force et détermination.

Pas question donc de voir ces intrusions comme un coup de pouce providentiel du génie génétique de nos «frères de l’espace» pour surmonter le chaos spirituel, politique et écologique d’un monde en déconfiture. Ce sera d’ailleurs son cheval de bataille car pour Karla Turner, une abduction n’a rien d’un accompagnement spirituel transcendantal, c’est un viol du corps et de la conscience : «Avant de croire en la bonté des extraterrestres, nous devrions nous demander pourquoi des entités évoluées opèrent de nuit pour prodiguer leurs «soins» ? Pourquoi nous paralysent-ils et nous empêchent-ils de résister ? Pourquoi des anges s’amuseraient-ils à voler nos fœtus ? Pourquoi manipulent-ils les organes génitaux de nos enfants et pourquoi ont-ils besoin de sonder nos rectums ? La peur, la douleur et la mystification seraient-elles compatibles avec leurs desseins soi-disant spirituels ? » dira-t-elle en conclusion d’un article consacré aux séquelles des enlèvements.

Turner dressera un constat dur, sans concession et peut-être amer pour certains chercheurs, psychiatres et psychologues comme Leo Sprinckle, Richard Boyland ou encore John Mack et bien d’autres. Des personnalités qui ont défendu et défendent encore l’idée d’un partenariat spirituel avec les «extraterrestres», une sorte d’association symbiotique qui, au-delà des souffrances imposées par l’exercice, permettrait à un abducté de prendre conscience de sa relation «spéciale» avec ses ravisseurs, de développer une pensée évolutive et holistique ou mieux encore, une conscience écologique profondément concernée par la survie de la planète. A écouter Karla Turner, ces théories —tout comme celles d’autres chercheurs qui ont exclusivement voulu voir dans ces rapts une opération d’hybridation de notre espèce— sont fondées sur des données incomplètes car leurs auteurs ont opportunément choisi d’écarter tout ce qui ne collait pas avec leurs déductions.

Aux antipodes de la vision, quelque peu idéaliste, de l’extraterrestre bienveillant véhiculée par certains concepts New Age, les Aliens de Turner sont les «maîtres de l’illusion» : fourbes, menteurs, manipulateurs et obsédés par notre sexualité, ils possèdent une technologie qui leur donne les clefs de notre conscience, de notre mémoire et de notre univers émotionnel.
Raison de plus, dira-t-elle, de ne pas s’offrir le luxe de rejeter des témoignages ou des indices «gênants» sous prétexte qu’ils ne sont pas spirituellement corrects ou ne corroborent pas une thèse ou des hypothèses, aussi séduisantes soient-elles.

Karla Turner se fera donc la porte-parole de ces témoins encombrants, de ces enlevés anonymes qui reviennent avec des problèmes gynécologiques, des maladies graves liés aux enlèvements et des histoires incroyables de transfert de consciences dans des clones. Des récits qui parlent aussi d’expérimentations mortelles dans de mystérieuses bases souterraines, de rapports sexuels forcés avec des aliens polymorphes ou illusionnistes et de la présence d’êtres humains aux côtés d’extraterrestres lors des abductions, pour ne prendre que quelques exemples d’une longue liste d’anomalies peu conformes avec les standards d’une abduction «classique».

L’ancienne enseignante universitaire devenue activiste ne se contentera pas de raconter son expérience. Guidée par le désir de comprendre et de trouver une réponse, elle assistera d’abord Barbara Bartholic qui, à l’époque, avait déjà réalisé plus de 250 régressions hypnotiques sur des abductés, dont la famille Turner. Rapidement, elle commencera ses propres recherches qui donneront naissance à Taken en 1994 : un deuxième livre qui expose la vie de 8 américaines, 8 histoires rythmées et ponctuées par l’ingérence d’une conscience extraterrestre insidieusement invasive qui, selon Turner, nous berce d’illusions à coup de réalité virtuelle pour endormir notre vigilance. Un ouvrage qui, visiblement, inspirera le scénariste Leslie Bohem qui écrira Taken, une mini série de télévision du même nom produite par Steven Spielberg en 2002. Une inspiration purement formelle, car si les ressemblances entre l’histoire de Pat (racontée dans Taken de Turner) et la petite hybride interprétée par l’enfant star, Dakota Fanning, ne sont évidemment pas fortuites, le scénario de la série trahira néanmoins la pensée de Karla Turner en présentant les enlèvements extraterrestres comme une évolution quasi mystique de l’humanité.

Dans la foulée de Taken, la militante multipliera les apparitions publiques et deviendra, par la qualité de ses interventions et la pertinence de ses arguments, une actrice incontournable de la recherche sur les enlèvements ainsi qu’un modèle d’authenticité et de combativité pour bon nombre d’abductés qui se reconnaîtront en elle. Certains comme Eva Lorgen (The Love Bite -ELogos & HHC Press) revendiqueront son héritage spirituel et d’autres tel James Bartley, iront jusqu’à se radicaliser : Excédés d’êtres stigmatisés par une presse qui les expose cyniquement comme des UFO believers et des conspirationnistes, ces abductés en territoires occupés ne cherchent plus à convaincre de la réalité de leurs expériences et disent «entrer en résistance» contre un cartel militaro-reptilien responsable, selon eux, du contrôle mental qu’il subissent et de l’entraînement secret de certains abductés, enrôlés contre leur gré dans des opérations spéciales. Si Karla Turner sera parmi les premières avec Melinda Leslie, Debby Jordan, Leah Haley, Katarina Wilson et Anna Jemerson à pointer du doigt le rôle des militaires dans le déroulement de certaines abductions, elle s’attachera aussi à démontrer que les «aliens» contrôlent la mémoire des abductés par l’implantation d’«images écran» et de fausses mémoires. Une réalité qu’elle s’efforcera de traduire lors de nombreuses conférences et conventions ainsi que dans son dernier livre, Masquerade of Angels, publié à compte d’auteur en 1994. 

Deux ans plus tard, le 9 janvier 1996, Karla Turner s’éteindra d’un cancer fulgurant du sein en moins de six mois. Une mort prématurée et suspecte pour beaucoup parmi la communauté des enlevés qui voudront y voir un meurtre pour faire taire celle qui leurs inculquait, avec obstination, la volonté de résister contre la menace d’un prédateur invisible et redoutable pour la survie de l’homme. Des rumeurs conspirationnistes et paranoïaques? Peut-être, mais si Karla avait pu survivre à sa propre mort, c’est exactement dans ces termes qu’elle aurait dénoncé une conspiration contre sa propre vie.

Une histoire vraie d’enlèvement par des extraterrestres – L’une des histoires d’enlèvement les plus importantes, sincères et honnêtes qui existent. Enfin de retour à l’impression.

Après la réédition en 2013 de TAKEN, un livre qui était épuisé depuis plusieurs années et qui a atteint des prix excessifs parmi les collectionneurs et ceux qui souhaitaient mettre la main sur une telle pièce légendaire de non-fiction, INTO THE FRINGE est l’endroit où tout a commencé pour le Dr Karla Turner et sa famille. Comme pour la réédition de TAKEN, INTO THE FRINGE est une réédition officiellement autorisée avec la seule contribution d’Elton, le veuf de Karla Turner. Soutenu et approuvé par Elton Turner, avec le plus grand respect pour l’importance de l’histoire, c’est avec enthousiasme que nous faisons entrer INTO THE FRINGE dans le 21e siècle.

Into the Fringe documente le récit d’un enlèvement par des extraterrestres et la façon dont Karla Turner, ainsi que sa famille, ont découvert les souvenirs et les preuves physiques de leurs rencontres avec des êtres étrangers à notre planète. Ce refus courageux et défiant, au nom de l’humanité, de tolérer la souffrance d’un tyran extraterrestre se faisant passer pour un bienfaiteur, est l’ultime héritage de Karla Turner. »

  • John Chambers, UFO Magazine

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