Les cartes de l’Amiral Piri Reis

Le 9 Octobre 1929, on découvre lors de la restauration du palais Topkapi à Istanbul, des cartes anciennes qui auraient appartenu à l’amiral turc Piri Réis, qui, après avoir été corsaire, commandait la flotte ottomane en 1550. En plus d’être amiral, Piri Reis était aussi cartographe. 

De Piri Réis, on connaissait les deux atlas Bahriyé conservés à la Bibliothèque de Berlin, qui donnent des relevés étonnamment exacts de la mer Rouge et de l’archipel méditerranéen, mais les cartes de Topkapi devaient se révéler beaucoup plus extraordinaires, quand l’ingénieur américain Arlington H. Mallery les examina en 1953. 

LE FRAGMENT D’UNE CARTE REPRÉSENTENT LE MONDE EN 1513

Ces cartes sont dessinées sur une peau de gazelle et, d’après Mallery qui, à vrai dire, doit être cru sur parole, donnent les contours très précis de l’Afrique occidentale et des Amériques du Sud et du Centre. La carte de Piri Reis n’est que le fragment d’une carte plus grande représentant le monde connu à l’époque où elle a été réalisée, en 1513, et dont le reste est aujourd’hui perdu. En notes marginales, Piri Réis lui-même avait écrit ces explications : 

Ces cartes ont été dressées selon les données de vingt chartes, des portulans de quatre Portugais qui montrent le Sind, le Hind et la Chine, et d’une carte dessinée par Christophe Colomb. Elles sont aussi justes pour la navigation sur les Sept Mers que les cartes de nos pays.

Cependant, à côté de détails étrangement exacts, les documents comportent aussi des aberrations déconcertantes, comme si l’on avait voulu en brouiller la lecture. En effet, pour lire correctement les cartes, il fallait une grille, dont Piri s’était servi mais qu’il avait détruite avant d’être mis à mort par ordre du sultan Soliman II, pour avoir levé le siège de Gibraltar moyennant une forte somme. 

Selon Svat Soucek, cette carte aurait été présentée à Rüstem Pacha en 1517. Il imagine que la mutilation de la carte pourrait dater de cette présentation car pour le Grand vizir de Soliman le Magnifique, la représentation de la mer Atlantique était inutile car les Turcs ne pouvaient pas y accéder, le détroit de Gibraltar étant contrôlé par la péninsule ibérique. 

Un mystère plane autour de cette carte

Avec l’aide de M. Walters, du Bureau d’Hydrographie de l’US Navy, M. Mallery entreprit le déchiffrement du document et reconstitua la grille, qui permit alors une étonnante découverte : les cartes reproduiraient le relevé exact des côtes ouest de l’Afrique et des côtes est de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud ; et non seulement les contours, mais aussi la topographie de l’intérieur des terres : profils de chaînes montagneuses, vallées, plateaux et pics. L’une des caractéristiques de cette carte est la figuration détaillée d’une côte connectée à la zone australe de l’Amérique du Sud, dont certains disent qu’elle ressemble à la côte de l’Antarctique, continent qui n’a été découvert officiellement qu’en 1818.

On ne devait pas en rester là : le document indiquerait, par exemple, en Antarctique, des chaînes de montagnes qui ne furent découvertes qu’en 1952. Et il en donnait l’altitude exacte. En revanche, le Groenland était relevé sous forme de trois îles. Des contrôles rigoureux par la Task Force 43 américaine, déléguée pour l’Année Géophysique Internationale, et par l’explorateur Paul-Émile Victor, des sondages sismographiques, réalisés avec les appareils les plus modernes de la science du XXe siècle, confirmeraient les données des cartes : plateaux, monts, pics étaient placés aux bons endroits et le Groenland était bien assis sur trois grandes îles distinctes. 

Plusieurs mystères resteraient à élucider : 

― Où Piri Réis, qui n’avait pas quitté la Méditerranée et les côtes d’Afrique, aurait-il puisé des renseignements et trouvé les fameuses chartes dont il parle ? 
― Pourquoi transmit-il les documents sous forme de message secret ? 
― De quelle époque datent les relevés géographiques et topographiques ? 
― Comment et par qui furent-ils effectués ? 

Une étude approfondie a donné des réponses à ces quatre points : 
― Piri Réis avait compilé huit chartes grecques très anciennes, transmises depuis l’époque d’Alexandre le Grand, par conséquent vieilles de 13 siècles au moins. Résidant en Égypte, il avait probablement eu accès aux archives secrètes des prêtres égyptiens et musulmans ; 
― La transmission du secret lui avait été faite sous condition ; ou bien Piri Réis, encore qu’il ne fût pas initié, avait compris que la divulgation serait dangereuse. Peut-être même paya-t-il de sa vie la possession de ces cartes (l’affaire de Gibraltar n’étant qu’un prétexte). Le sultan Soliman Il était un prince très érudit, particulièrement en histoire et en science, et Soliman, en turc, signifie Salomon. L’initié aurait fait supprimer le profane dangereusement instruit. 

Des relevés datant de 10 000 ans

M. Mallery, Walters et le Pr. Daniel Lineham, directeur de l’Observatoire de Weston aux USA et chef des services sismologiques de l’Année Géophysique, estiment que les relevés datent de 5 000 ans au moins avant J. C. Plus précis, les glaciologues, déterminant qu’ils ont été dressés avant la dernière période glaciaire, assurent que les données des cartes sont vieilles de plus de 10 000 ans. C’est aussi ce que prouveraient les différences de profil des côtes, déterminées par le processus d’érosion.

Cette thèse est confirmée par le professeur Charles Hapgood de l’Université de Springfield. Il s’intéresse à la carte de Piri Reis et aux relevés marins de la Navy. Il en vient à la conclusion que seul un cataclysme à l’échelle planétaire a pu faire disparaître un continent de manière brutale. Pour lui, les plaques tectoniques se sont déplacées de plusieurs milliers de kilomètres faisant ainsi sombrer le continent Mu (l’ancien continent disparu) au sein de la croûte terrestre (ce qui va à l’encontre des théories établies). Il cherche ensuite à trouver des traces de ce continent perdu : il les retrouve dans l’Atlantide et dans les légendes liées au Déluge, rapportées par différentes religions (égyptienne, chrétienne, tibétaine, mésopotamienne, etc.). Son livre remet en cause le darwinisme et réhabilite les fois religieuses et le créationnisme. Il rencontre un très grand succès aux États-Unis et est traduit en plusieurs langues dont le français.

Les relevés ont été effectués par avion

Quant aux moyens techniques qui permirent les relevés et plus particulièrement ceux des chaînes de montagnes, ils ne peuvent avoir été qu’aériens. Arlington H. Mallery observe avec une certaine malice : 
— Les géographes anciens devaient opérer en avion ! 

Au Département Hydrographique de l’US Navy, on remarque aussi : 
— Les Anciens passent pour ne pas avoir connu l’aviation, pourtant il s’agit bien là de relevés aériens. 
Jacques Bergier, le spécialiste français du paranormal, affirme :
— La carte n’a pu être établie qu’à partir d’engins volants…

Le support de la carte a été daté par le carbone 14 et il remonte bien au XVIe siècle. L’encre a également été testée chimiquement et date aussi du XVIe siècle. Tous ces tests ont été effectués par W. Mc Crone, un spécialiste qui a déjà travaillé sur le suaire de Turin. La carte de Piri Reis est donc authentique.

L’historien Georges Ketman, qui étudia ce problème, conclut ainsi : 
— On se trouve forcé d’invoquer certaines énigmes scientifiques qui permettent d’imaginer que des civilisations développées existaient sur Terre, il y a plusieurs milliers d’années. Existaient, ou du moins étaient en contact avec la Terre…

source : Robert Charroux, « Histoire inconnue des hommes depuis cent mille ans », 1969

Amiral Piri Reis

En 1929, on trouva à Istanbul dans le Palais de Topkapi des cartes géographiques séculaires qui avaient appartenu à l’Amiral Piri Reis, officier de la Marine Turque. Ces cartes, que Piri Reis disait avoir découvertes en Orient, éveillèrent l’intérêt de quelques savants dès la connaissance de leur existence. Un grand nombre d’institutions sollicitèrent alors des facsimilés, comme la Bibliothèque Nationale de Berlin qui possède encore des cartes de Piri Reis reproduisant le bassin méditerranéen et la mer Morte. Ce n’est qu’en 1956 qu’elles furent confiées pour examen au cartographe américain, M. I. Walters, des service hydrographiques de la marine américaine. Walters demanda l’aide de Mallery, ingénieur et archéologue. Mallery connu comme spécialiste des cartes anciennes fit une découverte qui était sensationnelle : ces cartes étaient parfaitement exactes et cette précision ne concernait pas seulement le basin méditerranéen et la mer Morte. Les côtes de l’Amérique du Nord et du Sud étaient également reproduite avec une telle précision, ainsi que les contours de l’Antarctique. Les cartes comportaient aussi la topographie des terres : chaines de montagnes, sommets, lacs, fleuves et hauts plateaux y étaient consignés avec une extrême précision. 

Pour plus de certitude, toutes les cartes furent confiées au Père Jésuite Lineham, directeur de l’Observatoire de Weston, afin qu’il les examine à son tour. Ce savant, qui s’intéresse à l’Antarctique, les étudia sérieusement et ne put que confirmer leur parfaite exactitude, même pour des régions qui aujourd’hui encore sont mal connues. 

C’est seulement en 1952 qu’on découvrit les chaînes de montagnes de l’Antarctique qui figuraient déjà sur les cartes de Piri Reis. Au terme de leurs travaux, les conclusions auxquelles sont parvenus, le professeur Charles Hapgood et le mathématicien Richard Strachan sont surprenantes. Ils mirent au point une grille de lecture et transportèrent les cartes sur un globe moderne. Leurs recherches ultérieures et les comparaisons avec des photographies du globe prises par des satellites ne firent que confirmer leur supposition : les originales des cartes de Piri Reis étaient des photographies prises à très haute altitude! Comment cela était-il possible ?

En raison de la forme sphérique de la Terre, les continents situés hors de cette aire centrale glissent vers le bas. C’est ainsi que l’Amérique du Sud s’étire en longueur sur les cartes de Piri Reis.

Nos lointains ancêtres n’ont pas pu établir ces documents cartographiques; leur mise au point aurait nécessité des moyens techniques considérables. Mais alors qui ? Ces cartes du globe terrestre ont-elles été réalisées à partir d’un avion en haute altitude ?

Les documents de l’amiral turc ne sont évidemment pas des originaux, ce sont des copies de copies. Il n’en reste pas moins que ceux qui ont réalisé ces cartes, il y a quelques milliers d’années, se déplaçaient par voie aérienne et connaissaient la photographie.

Une carte qui présente l’Amérique du Sud autrement

En 1513, il compila une extraordinaire carte du monde dessinée sur une peau de gazelle, qui était alors une alternative commune au papier et souvent utilisée pour les documents destinés à durer. La peau de gazelle a fait son travail et la carte, connue sous le nom de la « Piri Reis Map » (la carte de Piri Reis), a duré quatre siècles et a été découverte en 1929 dans la bibliothèque du célèbre palais de Topkapi à Istanbul.

Istanbul – Palais de Topkapi

Gustav Deissmann, le théologien allemand qui l’a découvert, a été choqué et stupéfait par sa description précise du monde connu à l’époque, mais il a été déconcerté par un élément particulier – l’Antarctique. La carte semblait montrer un continent sans glace lorsque toutes les références géologiques connues suggèrent que l’Antarctique a été recouvert de glaces pendant des millions d’années.

Le Nouveau Monde n’a été découvert par Christophe Colomb qu’en 1492 et la côte de l’Amérique du Sud était encore explorée à l’époque par les navigateurs espagnols et portugais.

L’amiral Piri aurait utilisé 20 cartes et graphiques différents pour compiler sa propre carte, dont l’une a été dessinée par Christophe Colomb lui-même et quatre par des marins portugais qui exploraient le Brésil, qu’ils coloniseront plus tard. Le problème c’est que la carte de Piri Reis représente très étrangement la côte sud-américaine.

L’ Antarctique, une terre autrefois dépourvue de glace et habitée ?

Plusieurs cartographes affirment que la côte de la Piri Reis Map ressemble étrangement à la Terre de la Reine Maud, découverte seulement en 1820. Mais personne ne mit pied sur la côte jusqu’à ce que l’explorateur norvégien Hjalmar Riiser-Larsen débarque en 1930 et lui donna le nom de l’épouse du roi Haakon VII de Norvège. Ironie du sort, pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque l’Allemagne a occupé la Norvège, le territoire a été rebaptisé par les nazis Nouvelle-Souabe.

C’est le professeur Charles Hapgood, du Keene State College aux États-Unis, qui a utilisé la carte comme preuve de sa théorie sur l’Antarctique sans glace. Dans son livre, Maps of the Ancient Sea Kings (Cartes des anciens rois de la mer), le professeur Hapgood affirmait que les pôles Nord et Sud de la Terre se sont déplacés il y a 11 000 ans et qu’une ancienne civilisation avait vécu en Antarctique et cartographié ses côtes.

source : http://www.dramatic.fr/piri-reis-p207.html


Erich von Daniken, l’auteur suisse qui devint extrêmement célèbre dans les années 1970 avec son livre Chariots of the Gods et ses théories sur les lignes de Nazca au Pérou, prétendit même que des extraterrestres avaient vécu dans l’Antarctique. D’autres pensent que c’est là que se trouvait la cité perdue d’Atlantis.

source : Alcyon Pléiades 64

Le savant américain Charles Hapgood a écrit au sujet de cette carte un livre passionnant, Les cartes des anciens rois des mers, qui prouve l’existence d’une civilisation avancée à l’époque glaciaire. Ce livre fut d’abord publié en anglais en 1966, puis publié en français en 1981 par les Editions du Rocher. Les lecteurs y trouveront la preuve indiscutable que nos ancêtres lointains, qui vivaient il y a des milliers d’années, avaient une intelligence et des connaissances scientifiques comparables à celles que nous avons nous-mêmes aujourd’hui.

Mais en publiant ce livre révolutionnaire, Charles Hapgood, qui était professeur dans une université américaine, ne pouvait se permettre de dépasser certaines limites sans risquer de perdre sa situation. Or, la carte de Piri Reis nous apporte la preuve que lorsqu’elle fut dessinée, l’équateur se trouvait en Afrique à 24° au nord de sa position actuelle et que par conséquent, le climat sur la Terre était complètement différent de ce qu’il est aujourd’hui.

Le pôle Sud se trouvait alors en dehors du continent antarctique, et celui-ci avait un climat tempéré, avec des montagnes, des lacs et des rivières et, avec une végétation luxuriante, il était sans doute habité par une civilisation avancée. Et cela, il est bien évident que Charles Hapgood ne pouvait pas l’écrire dans son livre, alors que la science officielle enseigne toujours la théorie de l’évolution de la race humaine, suivant laquelle nos ancêtres lointains étaient peu évolué. Il est d’ailleurs évident, d’après la première édition de son livre en anglais, que Charles Hapgood ne connaissait pas alors les travaux du savant américain Livo Stecchini.

Or ce sont justement les travaux de Stecchini, qui ont permis de découvrir le véritable secret de la carte de Piri Reis. J’ai remarqué que Charles Hapgood parle de Stecchini dans l’édition française de son ouvrage, mais même dans le cas où il aurait entrevu la vérité, il ne lui était plus possible d’en parler, car cela l’aurait obligé à changer complètement le texte et les calculs de son livre.

Les trois unités de mesure les plus anciennes dont on ait retrouvé les dimensions exactes en mesures métriques sont le pied babylonien de 308,642 mm, le pied romain de 296,296 et le pied mycénien de 277,777mm, qui représentait 9/10ème du premier et les 15/16ème du second. Ces trois unités de mesure étaient des fractions exactes de la circonférence polaire de la Terre et par conséquent, d’un degré moyen de latitude qui représentait 360 000 du premier, 375 000 du second et 400 000 du troisième. Ces trois unités constituaient les bases d’un système international de poids et mesures en usage dans tout le monde ancien.

C’était cependant le pied babylonien qui était le plus employé pour les mesures géographiques, avec un stade de 600 pieds soit 185m pour les mesures terrestres, et un mile nautique de 1851, 851m pour les mesures marines. Ce mille , qui représente également une minute de latitude est encore utilisé aujourd’hui par tous les navigateurs modernes. Or ce sont précisément ce stade et ce mille babyloniens que j’ai retrouvés dans la carte de Piri Reis, qui fut dessinée à une échelle de un pour 9,6 millions ou si l’on préfère, de 1mm pour 9,6 kilomètres.

Il serait donc inexact de dire, comme l’on fait certains experts de la science officielle,  que l’échelle utilisée pour dessiner la carte de Piri Reis n’était apparentée à aucune des unités de mesure employées jadis en Méditerranée et au Moyen-orient. Il faut cependant excuser ceux qui ont fait cette déclaration, car il leur était impossible de penser que nos ancêtres lointains connaissaient déjà le système métrique, la circonférence de la Terre, les mathématiques et la trigonométrie sphérique. Et même s’ils l’avaient soupçonné un seul instant, il leur était absolument impossible de le dire sans, risquer d’être ridiculisés par leurs collègues et même  sans doute de perdre leur situation.

Certains savants officiels ont également déclaré que les étoiles à 16 ou 32 directions, que l’on trouve sur la carte de Piri Reis et sur la plupart des portulans du moyen-âge, ne servaient qu’à dessiner la carte, mais ne permettaient pas au navigateur de déterminer les distances ou les directions, malgré le fait que la boussole magnétique soit apparue en Europe juste à ce moment là. Et cela aussi est inexact, car la carte de Piri Reis comporte des méridiens et des parallèles qui sont coupés par des lignes obliques dont l’inclinaison est toujours une fraction exacte du cercle.

La carte de Piri Reis est la projection circulaire d’une calotte sphérique, et avec la trigonométrie sphérique que connaissaient certainement nos ancêtres, il leur était relativement facile de transformer des longueurs et des directions mesurées sur la carte en longueurs et en directions correspondantes sut la calotte sphérique qui représentaient une partie de la surface terrestre. Encore une fois, ces déclarations erronées proviennent du refus systématique d’accepter l’idée que certains de nos ancêtres étaient sans doute aussi intelligents que nous, et qu’ils avaient les mêmes connaissances que nous en astronomie et en mathématiques.

La carte originale, remontant sans doute à plusieurs milliers d’années, sur laquelle fut copiée la partie centrale de la carte de Piri Reis, était un cercle de 0, 5305m de rayon qui représentait, à une échelle de 1 pour 9,6 millions, une vue circulaire de la surface terrestre telle que pourrait la voir un observateur situé à environ 15 000 kilomètres d’altitude au-dessus de l’Egypte.

Ce cercle fut ensuite entouré par Piri Reis d’un cadre rectangulaire à l’intérieur duquel il dessina des portions de l’Antarctique et de l’Amérique qu’il avait copiées sur d’autres cartes qui n’ont pas été retrouvées, mais avec des erreurs grossières de latitude, de longitude, et même d’orientation. C’est pourquoi la carte de Piri Reis est d’une exactitude extraordinaire à l’intérieur du cercle où il n’avait qu’à copier, et complètement erronée à l’extérieur où il devait extrapoler et changer de projection.

Mais telle qu’elle a été retrouvée, et avec toutes ses imperfections, cette portion de la carte originale nous apporte cependant la preuve indiscutable qu’elle fut dessinée à une époque où l’équateur se trouvait à 24° au nord de sa position actuelle, et où le continent antarctique n’était pas encore couvert de plusieurs kilomètres d’épaisseur de glace. Il est en effet bien évident que personne ne pourrait avoir l’idée de dessiner une carte mondiale de la surface terrestre ou l’équateur ne serait pas au milieu de la hauteur,  et centrée sur un parallèle se trouvant à 24° au nord de celui-ci.

La carte originale fut donc certainement dessinée avant le dernier cataclysme qui détruisit l’Atlantide il y a 12 000 ans, et peut-être même avant la dernière invasion glaciaire qui eut lieu il y a environ 20 000 ans. Mais elle peut avoir été redessinée et améliorée il y a seulement 8 000 ou 9 000 ans, alors qu’il faisait très chaud sur la Terre. D’autre part, étant donné que cette carte ne comporte pas de cercles polaires ou tropicaux comme toutes les autres cartes plus récentes, il est probable qu’à cette époque là, l’axe de rotation de la Terre était perpendiculaire au plan de l’écliptique, et qu’il n’y avait donc pas de saisons qui jouent un rôle très important dans la formations des calottes glaciaires aux deux pôles.

D’autre part, étant donné que le rayon du cercle tracé sur la carte originale représente 1/5ème de la circonférence terrestre, il est probable qu’il existait alors sept cartes différentes, dont cinq pour faire le tour de l’équateur et une pour chaque pôle, qui représentait ainsi la totalité de la surface terrestre. Piri Reis voulut sans doute entourer une carte correcte de l’Afrique avec des morceaux de cartes de l’ Antarctique, de l’Amérique du Sud et des Antilles, et c’est ainsi qu’il arriva à dessiner cette carte incroyable qui a certainement fait couler beaucoup d’encre, mais qui me semble relativement facile à expliquer.

En considérant la Terre comme une sphère parfaite de 40 000 000 de mètres ou 21 600 milles marins de circonférence, et en utilisant un facteur Pi spécial de 864/275 réservé aux mesures géographiques, nos ancêtres avaient obtenu un diamètre terrestre de 6875 milles marins. Estimant ensuite qu’un observateur placé à haute altitude dans l’espace ne pourrait jamais voir plus de 80% du diamètre de la Terre, ils avaient réduit ce diamètre apparent à 5 500 milles marins, soit 10 185 185 mètres dont la moitié, réduite à l’échelle indiquée, donne pour la carte un rayon de 530,478mm. Or c’est exactement ce rayon de 0,5305m que j’ai pu vérifier moi-même sur une reproduction en couleurs et grandeur nature de la carte de Piri Reis que l’un de mes amis a eu l’amabilité de me rapporter de Turquie.

Ce rayon représentait donc sur la surface terrestre une distance de 2 750 milles nautiques, 27 500 stades, 16,5 millions de pieds babyloniens, ou 18,3 millions de pieds mycéniens, ou encore 22 000 fois la longueur du socle de la Grande pyramide, ce qui est parfaitement logique, puisque toutes les mesures étaient dérivées des dimensions de la Terre, que nos ancêtres connaissaient sans doute aussi bien que nous les connaissons nous-mêmes. La seule chose qui soit vraiment étonnante est le fait que la science officielle ne veut pas le reconnaître malgré toutes les preuves qu’on lui apporte.

D’ailleurs, pour ceux qui croient comme moi que des relations maritimes transocéaniques existaient déjà il y a plusieurs milliers d’années, il peut être intéressant de signaler que le mille nautique sur lequel est basée la carte de Piri Reis, représente exactement 1750 yards mexicains de Teotihuacan, et que le périmètre du socle de la pyramide du Soleil de ce site archéologique très ancien a une longueur de 875 yards, soit la moitié d’un mille nautique ou 3 000 pieds babyloniens, qui est la même que celle du périmètre du socle de la Grande pyramide de Chéops en Egypte. Je laisse le soin à nos amis incrédules et rationalistes de nous démontrer que cela n’est dû qu’à l’effet du hasard.

Pour en revenir à la carte de Piri Reis, elle comprend deux règles graduées qui sont percées à leurs extrémités par des trous séparés de 167mm, soit 864 milles nautiques ou 8 640 stades babyloniens sur la terre. Mais les graduations des règles ont des longueurs différentes, l’une représentant 24 divisions ou 720 milles, et l’autre 28 divisions ou 840 milles. Ces divisions sur les règles permettaient de transformer facilement les longueurs mesurées sur la carte en distance réelles sur la surface de la terre, en milles pour les distances marines ou en stade pour les distances terrestres.

Sur la carte originale, le cercle de 3,333 mètres de circonférence était divisé  en 16 segments de 208,333mm chacun, à l’aide de 16 points diamétralement opposés dont quatre se trouvaient aux quatre points cardinaux. En réunissant ces points par des lignes verticales représentant des méridiens, et des lignes horizontales représentant des parallèles, le dessinateur de la carte obtint un quadrillage dont les intervalles allaient en diminuant en partant du centre du cercle.

Avec un rayon de 530,5mm représentant 5 092,592km ou 2 750 milles nautiques, le premier intervalle à partir du centre était de 203mm ou 1053 miles, le second était de 172mm ou 892 milles, le troisième était de 115mm ou 596 milles, et le quatrième était de 40,5 mm ou 209 milles. En connaissant par conséquent les dimensions relatives de chaque carré ou rectangle à l’intérieur du cercle, et sans même utiliser les règles graduées, il était facile de mesurer une distance sur la carte et de la calculer ensuite en milles, en stades, ou en pieds. Et c’est précisément ce qui va nous permettre de déterminer les positions exactes sur la surface terrestre du centre et des 14 points de repère de la carte.

Il me semble évident, que le diamètre horizontal du cercle représente l’équateur à l’époque à laquelle la carte originale fut dessinée, qui se trouvait alors à 24° au nord de sa positon actuelle, et que le diamètre vertical représente le méridien originel de l’époque, comme celui de Greenwich aujourd’hui. Comme nous n’avons qu’une partie de la carte avec cinq points, et que nous ne savons pas où se trouvaient le centre et les onze autres points du cercle, notre seul moyen de déterminer leur position et de calculer les coordonnées des cinq points que nous avons. C’est d’ailleurs la méthode qui a été employée par Charles Hapgood, et nous en avons tracé les résultats sur deux cartes.

En ce qui concerne la latitude, il n’y a pas de problème. La trigonométrie élémentaire nous indique que ces points, que nous allons numéroter de un à cinq en partant du nord, se trouvaient aux latitudes actuelles suivantes : le premier était à 51,55° nord, le second à 24° nord, le troisième à 3,55° sud, le quatrième à 26,91° sud, et le cinquième à 42,52° sud. Le sixième point, qui n’est pas sur la carte, devait se trouver à 48° sud, soit à 72° au sud de l’équateur de l’époque à laquelle fut dessinée la carte originale.

Le diamètre nord-sud du cercle dessiné sur la carte représentait 144° de latitude, soit les 2/5ème de la circonférence polaire de la terre, et il est très probable que le diamètre ouest-est de la carte représentait aussi 144° de longitude en partant du second point qui est situé sur l’équateur de l’époque. Les points 2 et 4 sont tous les deux placés sur des méridiens qui, d’après les calculs précédents, sont séparés par 21,09° de longitude. Or le méridien qui passe par le point 4 passe également très près de la côte africaine, à environ 3,6° à l’ouest de Dakar qui se trouve à 17,3° de longitude ouest.

Il est donc à peu près certain que le méridien passant par le point 2 était situé à 42° de longitude ouest actuelle. Et dans ce cas, le centre du cercle tracé se trouvait, en coordonnées actuelles, à 24° de latitude nord  et 30° de longitude est, c’est à dire un peu au nord de l’endroit où le méridien d’Alexandrie coupe le Tropique du Cancer actuel. Cela ne devrait pas nous surprendre, car nous savions déjà que tous les anciens navigateurs méditerranéens mesuraient leur longitude en partant du méridien d’Alexandrie, et que c’est entre cette ville et le tropique du Cancer que Eratosthène mesura la circonférence de la Terre.

Les longitudes des cinq points du cercle qui se trouvaient sur la carte seraient alors les suivantes, en coordonnées actuelles : le premier était à 36,52° ouest, le second à 42° ouest, le troisième à 36,52° ouest, le quatrième à 20,91° ouest, le cinquième à 2,45° est.

Par conséquent, et bien qu’elle soit incomplète et en mauvais état, la carte de Piri Reis nous apporte la preuve que sa version originale fut dessinée à une époque où la Terre était très différente de ce qu’elle est aujourd’hui. D’abord, son axe de rotation était certainement perpendiculaire au plan de l’écliptique dans lequel elle effectue sa révolution autour du Soleil, ce qui semble d’ailleurs assez logique. Il n’y avait donc pas de saisons, et le climat était toujours le même à chaque endroit sa surface.

Il faisait toujours très chaud à l’équateur et très froid aux pôles, de sorte que la population devait être concentrée de chaque côté de l’équateur de l’époque, c’est à dire entre 20 et 30° de latitude nord actuelle. Or c’est précisément dans cette bande que l’on a retrouvé les traces les plus anciennes de civilisations préhistoriques et antédiluviennes, comme celle du Mexique, de la Chine, de l’Indus, de Dilmun, de Sumer et de l’Egypte, et il faudrait vraiment être de mauvaise foi pour prétendre que cela n’est dû qu’à l’effet du hasard.

Cependant, le point le plus important qui ait été révélé par la découverte de la carte de Piri Reis est sans doute le fait qu’à cette époque, le continent antarctique n’était pas encore recouvert par plusieurs kilomètres de glace, comme l’indique le détail de la côte qui est exactement conforme à celui que l’on a découvert récemment sous la glace, à l’aide de sondages sonar. Il existe d’ailleurs plusieurs autres cartes de la même époque, comme celle de Oronteus Finaeus de 1531 par exemple, qui indiquent tous les détails du continent antarctique, avec ses baies, ses rivières et ses montagnes, et une position différente pour le pôle sud. Il est donc évident que l’original sur lequel ces cartes ont été copiées n’a pu être dessiné qu’avant la dernière invasion glaciaire, c’est à dire il y a plusieurs milliers d’années.

Le pôle sud se trouvait alors au large de la Terre de la Reine Maud, de sorte que la Terre Adélie d’un côté, et la presqu’île de Palmer de l’autre, en étaient à environ 4 000 kilomètres et jouissaient par conséquent d’un climat tempéré semblable à celui du sud du Chili ou de l’Argentine à l’heure actuelle. Il est donc à peu près certain que le continent antarctique était habité à cette époque là, et sans doute par des gens à peu près civilisés.

Sur la carte de Piri Reis, le niveau des océans devait être beaucoup plus élevé qu’il ne l’est aujourd’hui, ce qui semble logique, puisqu’il n’y avait pas de glace au pôle sud. Sur cette carte, une grande partie de la Bretagne est submergée, ainsi que la côte sud de l’Espagne et la côte nord de l’Algérie. On y voit un grand lac au milieu de l’Espagne et plusieurs autres au milieu de l’Afrique, et toutes les rivières y sont beaucoup plus larges qu’elles ne le sont à l’heure actuelle, comme l’Amazone qui elle aussi est située aujourd’hui sur l’équateur.

La carte indique d’autre part une île assez importante dont personne ne parle, assez loin à l’ouest de la Bretagne et au sud-ouest de la Cornouaille. Cela pourrait être le fameux archipel des Cassitérides, dont les mines d’étain fournissaient tous les fondeurs de bronze de l’antiquité et qui, d’après la légende, disparut progressivement sous les flots il y a plusieurs milliers d’années, comme le fait aujourd’hui la pointe de la Cornouaille. Il y a aussi sur cette carte, au large de Cadix et de l’embouchure du Guadalquivir, une île assez importante qui pourrait très bien être la fameuse cité maritime de Tartasse, dont on parle dans la Bible et dans tous les textes anciens, qui disparut un jour sous les flots et dont on a jamais retrouvé les traces.

C’est à dessein que je n’ai pas parlé de la partie de la carte qui est supposée représenter les Antilles et l’Amérique du Sud car ce sont des fragments d’autres cartes qui ont été ajoutées à l’extérieur du cercle original, avec des orientations et des coordonnées qui sont complètement fausses, des omissions de 16° en latitude et 24° en longitude, et des rivières qui sont indiquées plusieurs fois à des endroits différents. Le seul intérêt de cette partie de la carte est de nous apporter la preuve que ceux qui l’ont dessinée connaissaient déjà les Antilles et l’Amérique du sud.

Par contre, la partie centrale de la carte de Piri Reis nous prouve que l’équateur et les pôles peuvent se déplacer sur la surface terrestre et que, s’ils l’ont déjà fait il y a environ 10 000 ans, il ne semble y avoir aucune raison valable pour qu’ils ne puissent le faire à nouveau. Et je crois que c’est cela qui constitue le message secret contenu dans la carte de Piri Reis, qui fut dessinée il y a seulement 500 ans, mais fut copiée sur des cartes beaucoup plus anciennes remontant sans doute à plus de 10 000 ans.

source : Maurice CHATELAIN Ancien responsable de projets TELECOM
sur le programme APOLLO d’exploration lunaire 

La Carte de Piri Reis

Le mystère des cartes de Piri Reis


Un avis sur “Les cartes de l’Amiral Piri Reis

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