Ovnis et Nucléaire – Stéphane Royer&Didier Gomez

Sommes-nous sous surveillance ?

Quelques mois après la tragédie d’Hiroshima et de Nagasaki, des témoignages affluent du monde entier firent état de mystérieux objets volants observés dans le ciel.

Au début, ce furent souvent des pilotes, civils ou militaires, qui rapportèrent des observations d’appareils aux capacités aéronautiques inconcevables. 

Progressivement, l’idée d’un lien possible avec les activités nucléaires humaines se fit jour. Au fil du temps, l’hypothèse se trouva renforcée par des témoignages émanant de personnes hautement qualifiées – militaires ou civils – travaillant sur les zones les plus sensibles.

Au vu de ces éléments, tout se passe comme si partout dans le monde où des sites nucléaires existent, des phénomènes lumineux inconnus leur sont associés, interférant de manière significative sur le matériel, brouillant les radars ou désactivant inexplicablement des charges nucléaires. 

Cet ouvrage fait le point sur toutes ces questions. Il est appelé à faire date pour tous les passionnés de ce fascinant sujet que sont les Objets Volants Non Identifiés.

Chapitres :

I/ Le lien entre ovnis, nucléaires et sites militaires

A- Le survol des sites militaires nucléaires

  1. Aux États-Unis
  2. Sur le sol français
  3. Ailleurs dans le monde

B- La conférence du National Press Club du 27 septembre 2010, Washington 

II/ Le lien entre Ovnis, nucléaires et sites civils

Précisions préalables

A- Observations au-dessus des centrales nucléaires civiles en France

  1. Les premières observations sur les réacteurs nucléaires français
  2. La « vague » de 2014-2015 en France
  3. La centrale de Golfech (82) le 6 octobre 2010
  4. La centrale de Fessenheim

B- Observations au-dessus des centrales nucléaires civils à l’étranger

  1. Les autres survols dans le monde
  2. La catastrophe de Tchernobyl

III/ Des solutions ?

A- Extraterrestres et nucléaire

  1. Témoignages de contactés
  2. Le cas de John E. Mack
  3. Le témoignages récent de Robert Hasting

B- Vers la transmutation des déchets ?

C- Contribution d’ufologues sur la question ovni/nucléaire

  1. Bruno Bousquet, les OVNIs intéressés par l’activité nucléaire ?
  2. Jean-Jacques Velasco, Troubles dans le ciel
  3. Fabrice Bonvin, Ovni et atome (2008)
  4. Thibaut Canuti, Ovni et nucléaire

Les auteurs :

Stéphane Royer est passionné par l’ufologie depuis 40 ans. Il est responsable des repas ufologique de Paris depuis février 2018.

Didier Gomez est l’ancien directeur de publication du magazine trimestriel UFOmania.  Il est l’auteur de « OVNI 50 ans d’enquêtes dans le Tarn » (éditions Vent Terral 2006). Enquêteur, auteur, conférencier, il s’intéresse à l’ufologie depuis son adolescence.


Entre les OVNIs et le nucléaire, c’est une longue histoire : des objets volants non identifiés auraient été observés au cours des dernières décennies près d’installations nucléaires civiles et militaires. Tchernobyl n’échappe pas à la règle et des histoires aussi curieuse que douteuses circulent depuis des années.

Lors de la catastrophe du 26 avril 1986, un OVNI serait intervenu pour empêcher une tragédie plus grande encore. Un prétendu témoin Mikaïl Varitsky raconte : « Nous avons vu une boule de feu d’environ 8 mètres de diamètre qui évoluait lentement dans le ciel. Lorsqu’elle est parvenue à quelques mètres du quatrième réacteur, elle a émis deux rayons de lumière rouge dans sa direction. Cela a duré environ trois minutes. Puis, les lumières de l’objet se sont éteintes et il s’est éloigné en direction Nord-Ouest. » Cette intervention miraculeuse aurait permis d’abaisser la température du réacteur et empêché une explosion.

Il est bien difficile de trouver la source exacte de cette histoire extraordinaire : la Pravda, le grand quotidien russe, en fait état dans une article daté septembre 2002 , mais là encore le journal ne fournit pas d’informations complémentaires. Dans cet article, la Pravda évoque aussi deux incidents ultérieurs.

Un objet « qui ressemblait à de l’ambre » planant au dessus du réacteur 4

Trois ans après la catastrophe, le 16 septembre 1989, une femme médecin, le Dr. Gospina aurait aperçu un objet « qui ressemblait à de l’ambre » planant au dessus du réacteur 4. Là encore, le mystérieux objet serait arrivé à moment critique, alors qu’une fuite de radiations avait été repérée.

Enfin, le 12 octobre 1991, Vladimir Savran, un reporter du journal local l’Echo de Tchernobyl aurait photographié un OVNI lors d’un reportage consacré à la centrale. Il n’aurait découvert l’objet flottant au dessus du réacteur détruit qu’après avoir développé ses clichés. Selon la Pravda, Vladimir Savran assure que l’objet visible sur ses photos correspond en tous points à la description de l’OVNI établie par le Dr. Gospina.

Bien entendu ces récits sont à prendre avec la plus grande prudence. D’autant que l’effondrement de l’URSS a donné lieu à la création d’un véritable marché des récits d’OVNIS au début des années 90. Des ufologues occidentaux convaincus que l’ouverture à l’Est allait délier les langues se sont rendus sur place pour recueillir des témoignages, voire des documents. Certains chercheurs étant prêts à accepter de payer les témoins, des petits malins ont vite compris l’intérêt d’inventer des histoires rocambolesques contre une poignée de roubles. Il n’est pas impossible que les OVNIs de Tchernobyl proviennent de cette période de grande confusion…

source : https://www.parismatch.com/Actu/Insolite/Les-OVNIs-de-Tchernobyl-956296?fbclid=IwAR1vZU0SpO6umBKtTNUDJ4dvp5f3WgA-tiaNhGhZas8x9itCj3WvsapyQu0


Plus de 30 ans se sont écoulés depuis qu’une catastrophe s’est abattue sur Tchernobyl le 26 avril 1986 et a bouleversé notre monde. En seulement quelques jours, l’air, l’eau, les fleurs, les arbres, la forêt, les rivières, les mers sont devenus des sources potentielles de danger pour l’homme, étant donné que les substances radioactives émises par le réacteur numéro 4 ayant explosé sont retombées sur toutes les formes de vie. Dans tout l’Hémisphère Nord, la radioactivité a recouvert la plupart des biotopes et elle est devenue une source de dommages potentiels pour tous les êtres vivants. 

Les émissions de ce seul réacteur ont dépassé au centuple la contamination radioactive des bombes larguées sur Hiroshima et Nagasaki. Un réacteur nucléaire peut polluer la moitié du globe. Les retombées de Tchernobyl ont couvert tout l’Hémisphère Nord. Les questions demeurent car une directive du ministère de la défense de l’URSS, datée du 9 juin 1989, a imposé le secret.

Aujourd’hui, plus de 6 millions de personnes vivent sur des terres dangereusement contaminées, des terres qui continueront à être contaminées durant des décennies.

Dissimulation des chiffres et méfiance envers l’industrie atomique

Naturellement, juste après l’accident, la réaction des populations en Europe a été très forte en manifestant de la méfiance envers l’industrie atomique. Un certain nombre de pays ont décidé d’arrêter la construction de nouvelles centrales nucléaires. Les énormes dépenses nécessaires pour atténuer les effets négatifs des conséquences de Tchernobyl ont aussitôt « fait grimper le prix » de l’énergie électrique produite par le nucléaire. Cette réponse a perturbé les gouvernements de nombreux pays, les organisations internationales et les organismes officiels en charge de la technologie nucléaire et cela a conduit à une situation paradoxale de polarisation quant à la manière d’aborder les questions des personnes atteintes par la catastrophe de Tchernobyl et les effets de l’irradiation chronique sur la santé des personnes vivant dans les zones contaminées. 

La principale conclusion des rapports médicaux est le chiffre de 9 000 victimes atteintes ou décédées de cancers radiogéniques, mais en raison de l’incidence de cancers spontanés, « il sera difficile de déterminer la cause exacte des décès ». Quelque 4 000 enfants ont été opérés d’un cancer de la thyroïde. Dans les zones contaminées, on a observé de plus en plus de cataractes. Les experts, dont certains étaient liés à l’industrie nucléaire, concluent que dans l’ensemble, les effets indésirables sur la santé de la population ne sont pas aussi graves qu’on aurait pu le penser.

En 2005, le Forum de Tchernobyl a déclaré que le nombre total de malades dû à la catastrophe serait d’environ 200 000.

En raison de la polarisation du problème, au lieu d’organiser une étude exhaustive et objective des phénomènes radiologiques et radiobiologiques induits par de faibles doses de radiations, d’en anticiper les conséquences négatives et de prendre autant que possible les mesures adéquates pour protéger la population des effets négatifs envisageables, les apologistes de l’énergie nucléaire ont mis en place un black-out sur les données concernant les taux réels d’émissions radioactives, les doses de rayonnement et l’augmentation de la mortalité parmi les personnes touchées. 

Une justification des autorités

Quand il est devenu impossible de dissimuler la multiplication avérée des maladies radio-induites, on a tenté de la justifier en prétendant qu’il s’agissait du résultat d’une peur collective nationale.

À la même époque, certains des concepts de la radiobiologie moderne ont été soudain remis en question. Ainsi, contrairement aux observations de base sur la nature des interactions élémentaires entre les rayonnements ionisants et la structure moléculaire des cellules, une campagne a été lancée pour nier la relation linéaire entre le taux de radiation et les effets des radiations. S’appuyant sur les effets des faibles doses de rayonnement dans des systèmes non-humains où un phénomène d’hormésis a été observé, certains scientifiques ont commencé à insister sur le fait que des doses telles que celles constatées à Tchernobyl pourraient en fait être bénéfiques aux humains et à tous les autres êtres vivants.

Pourtant, peu après la catastrophe, des médecins alarmés ont observé une augmentation significative des maladies dans les zones contaminées et ont exigé de l’aide. Les experts impliqués dans l’industrie nucléaire et les tribunaux administratifs de haut rang ont déclaré qu’il n’y avait pas de preuve « statistiquement authentifiée » de la responsabilité du rayonnement de Tchernobyl, mais dans les dix années qui ont suivi la catastrophe, des documents officiels ont reconnu que le nombre de cancers de la thyroïde avait augmenté « de façon inattendue ». Avant 1985, plus de 80% des enfants dans les territoires du Belarus, de l’Ukraine et de la Russie d’Europe voisins de Tchernobyl étaient en bonne santé et aujourd’hui moins de 20% se portent bien. Dans les zones fortement contaminées, il est difficile de trouver un seul enfant en bonne santé. 

Quelles sont les retombées mondiales de Tchernobyl ?

Les retombées radioactives de Tchernobyl ont eu un impact sur la faune et la flore de tout l’Hémisphère Nord. Des niveaux élevés de radioactivité ont été trouvés dans les végétaux et les animaux (ainsi que dans les micro-organismes) en Europe occidentale, en Amérique du Nord, en Arctique et en Asie orientale et ces niveaux étaient souvent des centaines de fois plus élevés que ceux de la radioactivité naturelle, considérés comme « normaux ». Cet énorme déversement d’une radioactivité d’un niveau élevé associé à l’irradiation chronique par faibles doses qui s’ensuivit, ont induit des perturbations morphologiques, physiologiques et génétiques dans tous les organismes vivants : végétaux, mammifères, oiseaux, amphibiens, poissons, invertébrés, bactéries et même les virus. Les effets négatifs ont été constatés dans toutes les plantes et tous les animaux étudiés, sans la moindre exception.

L’ ensemble des processus qui se sont produits pendant les 5 à 7 premières années autour de Tchernobyl, annonçaient précisément ce qu’il adviendra des populations humaines exposées. Tchernobyl est un incubateur de la micro-évolution, transformant activement le pool génétique avec des conséquences imprévisibles. Toute la zone est un trou noir dans lequel se produit une dégénérescence génétique accélérée des grands animaux. À nos risques et périls, nous ne tenons pas compte de ces observations.

Des modifications génétiques

Des modifications dans la structure génétique des cellules reproductrices ainsi que des cellules somatiques déterminent et définissent l’apparition de nombreuses maladies. Les rayonnements ionisants provoquent des dommages aux structures héréditaires.

L’ énorme dose collective liée à la catastrophe de Tchernobyl a provoqué des dégâts qui couvriront plusieurs générations, entraînant des changements dans la structure génétique et divers types de mutations : des mutations du génome (variation du nombre de chromosomes), des mutations chromosomiques (dommages à la structure des chromosomes : translocations, suppressions, insertions et inversions) et des petites mutations (ponctuelles). 

Trente ans après la catastrophe, des données concernant les dommages génétiques associés à l’irradiation de Tchernobyl ont été divulguées. Il y a bien sur différents types de mutations qui ont résulté de la catastrophe elle-même, mais aussi des anomalies congénitales du développement induites génétiquement. On a aussi des données sur la santé de la génération suivante, les enfants nés de parents irradiés. C’est alarmant.

À Berlin-Ouest, parmi les bébés conçus en mai 1986, le nombre de nouveau-nés atteints du syndrome de Down (Trisomie 21) a augmenté de 2,5 fois. Dans le sud de l’Allemagne, une augmentation du nombre de cas de trisomie-21 a été observée lors d’amniocentèses. En Grande-Bretagne, il y a eu un doublement du nombre de nouveau-nés atteints du syndrome de Down à Lothian, en Écosse, l’un des territoires contaminés par Tchernobyl.

Des photos prises dans les zones contaminées du Biélorussie et de l’Ukraine ont montré qu’il existait de nombreux cas de nouveau-nés présentant des caractéristiques du syndrome de Patau (trisomie-13). Les anomalies comprennent : une polydactylie, des anomalies de développement des yeux (microphtalmie, cataractes congénitales, colobome de l’iris), une trigonocéphalie, des fissures labiales et palatines, des anomalies du nez, etc. À partir de descriptions cliniques d’enfants nés dans les territoires contaminés, il existe des cas connus d’autres mutations génomiques : syndrome d’Edward (trisomie-18), syndrome de Klinefelter (chromosome X supplémentaire), de Turner (syndrome d’absence d’un chromosome X), chromosomes XXX chez les filles et chromosomes XYY chez les garçons. On ne dispose pas de statistiques concernant ces cas mais les témoignages sont nombreux. 

Les progrès rapides de la biologie et de la médecine sont une source d’espoir dans la recherche des moyens de prévenir les nombreuses maladies dues à l’exposition aux radiations nucléaires chroniques, et cette recherche permettra d’avancer beaucoup plus rapidement si elle est effectuée dans le contexte de l’expérience que les scientifiques et les médecins ukrainiens, biélorusses et russes ont acquise après la catastrophe de Tchernobyl. 

Nous aurions bien tort de négliger les possibilités qui nous sont offertes aujourd’hui. Nous devons espérer qu’un jour l’objectivité et l’impartialité gagneront, appuyer sans réserve les efforts visant à déterminer l’influence de la catastrophe de Tchernobyl sur la santé des personnes et la biodiversité et conformer notre approche aux futurs progrès technologiques et à une attitude morale globale. Nous devons espérer et avoir confiance que cela se produira.

D’après un rapport du professeur Dimitro M. Grodzinsky, Docteur en biologie, Président du Département de biologie générale, Académie nationale des Sciences d’Ukraine, Président de la Commission nationale d’Ukraine sur la protection contre les radiations. 26 février 2011.

La catastrophe de Tchernobyl, a-t-on été sauvé par des extraterrestres ?

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